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Wanna Play

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Wanna Play
~ Rangé dans : Exposition
∞ Publié le 27 janvier 2016
http://news.vincent-bonnefille.fr/2016/01/27/wanna-play/
PDF auto-généré et (donc) partiel

Dries Verhoeven - Wanna play? (Love in the time of Grindr)

Co-commissioned by HAU = Hebbel am Ufer (Berlin) and SPRING Festival Utrecht — http://driesverhoeven.com/en/project/wanna-play/

The Dutch artist Dries Verhoeven is developing the new project “Wanna Play?” with HAU Hebbel am Ufer, a performative installation that thema­tis­es the opportunities and tragedy of the phenomenon of smartphone apps for sex dates. One movement of the finger is all that is needed – and up to 200 men from the immediate area appear on the display. After the gay movement's successful struggles in the '70s and '80s, this seems to have created a new “closet.” The way that men meet once again becomes invisible to the inhabitants of the city. Dries Verhoeven will live for two weeks in a glass truck trailer, meeting up with people from the area who he invites via smartphone to come to him. The so-called “closed closet” goes public.
(http://english.hebbel-am-ufer.de/…/2014-2015/treffpunkte/)
http://english.hebbel-am-ufer.de/…/verhoeven-wanna-play/


“The men that I met then were the trophies of my digital hunt. The more their outward appearance fit my ideal image, the higher their value in the imaginary ranking that I kept of them and of my own accomplishments.”

“I… feel violated in a way that is impossible to fathom. That feeling of violation is devastating.”
[user-quoted]
http://worldofwonder.net/sex-art-wanna-play-love-times-grindr-shuts/


L’artiste ****, performe une installation interactive WANNA PLAY*** en exposant la vie privée d’utilisateurs via l’application Grindr qui, fait office de protocole dans la narration de rencontre avec l’autre partageant les mêmes orientations sexuelles (homosexuel). Les discussions par chat***GLOSS et échanges d’informations sur les deux bords d’une conversation, permettent d’entrer dans une sorte d’intimité aillant pour moteur principal d’aboutir à un acte sexuel. L’artiste expose dans le ***, sorte de container en extérieur, au rez-de-chaussée visible aux yeux de tous. Une des façades est en effet transparente. Les discutions entretenues avec des inconnus sont projetées sur plusieurs écrans à l’intérieur. Il propose des activités ludiques, autres que sexuelles, à ses différents interlocuteurs (il utilise également plusieurs profils). Il déjoue ainsi l’aspect programmé de la rencontre, il s’agit selon nous d’un prétexte. Les passants, pas forcement des regardeurs, sont conviés plus ou moins malgré eux à cette intimité. L’aspect spectaculaire d’une vie privée, sujette à son exposition, à l’exposition est parfois dédoublé par un rideau semi-transparent qui formalise de nouveau l’échec d’une obstruction des regards extérieurs. L’artiste choque parfois un public obligé de découvrir un autre univers et ses coutumes underground ou du moins réservées à une communauté avertie. Suite à des plaintes, l’organisateur rajoute un filtre, filoutage, sur les identités des participants et la société distribuant l’application et le réseau, s’inquiète d’une telle pratique répréhensible pour non respect des CGU.

LE PRÉTENDU BON USAGE DES INFORMATIONS EXTRAITES
L’artiste détourne un contenu d’internet, le fait émerger au dehors et modifie l’usage. L’écran c’est à dire proche de soi, soi, prolongé par l’au delà de l’écran, ne perçoit pas le contexte de sotie du flux échangé et encore moins les salles climatisées de serveurs intermédiaires : l’IRL*. L’artiste formalise ainsi la prétendue finalité des données qui construisent par ailleurs une mémoire interprétable par une intelligence artificielle ou non. Le traitement de cette mémoire numérique consultable a postériori.