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Strange Proto-

BigBangData - 2014 exhib - Del secret al monument | José Luis de Vicente -- Del-secret-al-monument-Jose-Luis-de-Vicente Imprimer le contenu Internet ArchiveSave Archive
Strange Proto-
~ Rangé dans : Thèse
∞ Publié le 21 mars 2019
http://news.vincent-bonnefille.fr/2019/03/21/strange-proto/
PDF auto-généré et (donc) partiel

En cours de rédaction....

Les études sur les protocoles de communication via Internet (et autres réseaux) sont nombreuses. Ils forment des conventions de communiction plus ou moins établies entre ordinateurs (terminaux, serveurs, etc), des langages plus ou moins parlés et répendus. La capacité d'étendre un model de communication sans que ses capacités en soient réduites (scalability) est à mon sens l'un des enjeux de ces recherches en informatique. Je fais cette hypothèse sur le principe qu'une invention informatique vise le plus souvent à adérer aux modalités de communications établies. Cette hypothèse intuitive sous tend l'idée que l'intérêt des ingénieurs et entrereneurs est donc d'atteindre leurs modèle et application à une large population d'utilisateurs. Cela dépend en fait des enjeux et de la volonté de ses concepteurs de rendre un protocole de communication accèssible et/ou ouvert pour répondre par exemple au besoin d'un traitement massif à l'ère de l'informatique ubiquitaire.

L'évolution des ordinateurs : la course à la miniaturisation et à la diffusion dans le milieu ambiant.
Source Wiki
Schéma issue de : Open, Big, Collaboration : trois utopies de l’innovation au xxie siècle
Fidelia Ibekwe-Sanjuan et Françoise Paquienséguy dans Big Data - Open Data : Quelles valeurs ? Quels enjeux ? (2015),

Une idéologie qui semble correspondre à ce que l'informatique, entant que pratique industrielle (de la sérialisation auto-reproductible) produit par des devellopeuses et développeurs de logiciels, de protocoles, (standards relationels), etc. Mais il existe aussi des pratiques de création logicielle et informatique à petite échelle, celles des homebrew, du DIY. Des logiciels peu partagés ou jamais publiés, peu populaires ou marginaux il peuvent être abandonnés, jamais découverts.

Ces projets peuvent ainsi rester à l'état de prototype entant que tels, assumés en cet état, soit comme rupture d'un processus de création ou comme senspend porteur de puissance, ou encore comme inachévement assumé. Les mythologies modernes de la petite entreprise américaine fondée dans un garage, de la folie du self made man téméraire, fait fantasmer une certaine capacité d'auto-réalisation par l'informatique à ses débuts et galvanise l'idéologie libérale, celle d'un homme entrepreneur, tenant sa vie entre ses mains. Des thèses et analyses vont ainsi s'intéresser aux cas et propositions particulières qui font ou semblent fonder un devenir désirable porté par des technologies. Inversement, regarder en arrière ces objets technologiques avec romantisme nous permet de faire des hypothèses d'un devenir alors formulé, de comparer l'écart entre cette virtualité et la réalisation de l'actuel.

Si je décidais de porter un intêret spécifique à un protocole donnant accès à un réseau ou hub (plateforme_espace) plutôt qu'aux activités qui s'y déroulent signifierait que la façon d'être mis en relation est plus importante que ce qui en découle.

Si l'on s'interesse par exemple au défunt réseau_protocole Gopher suplanté par le web, ou d'autres réseaux disparus (ou incorporés à Internet), si l'on en fait l'historique et l'archéologie sous l'angle exclusif de leur technicité, s'il on omet ce qu'ils ont produisent socialement et politiquement, alors l'on applique une épistémologie qui tend uniquement à comprendre et expliquer une série de fonctionalités sous l'angle du commentaire, on constitue une documentation sur des gestes d'implémentation, des processus.

Je ne suis pas un expert informatique mais je me rend bien compte de la haute technicité de certains papiers traitant d'informatique sous l'angle matématique, de niveaux d'application de systèmes logiques qui sous-tendent certaines recherches dans le domaine. Ces écrits qui, dans un but purement technique expliquent comment tel protocole et agencement d'outils (mathématiques, informatiques, etc.) vont inventer ou permettre de mettre en place de nouveaux usages, de nouvelles topologies sociales (répartitions de pouvoir). Ces écrits répondent ou s'inscrivent dans un certain existant, un état de leur art, de leur dicipline.

Les standards informatiques sont promus par des entreprises et institutions plus ou moins puissantes et soutennues par des états qui imposent plus ou moins de souverèneté sur ces objets techniques qui modifient les agirs de leurs citoyens. Ils produisent de nouveaux habitus, de nouvelles manières d'être et d'accéder au monde. Les ingénieurs qui prmeuvent des objets étranges, des protocoles autres, ont besin de tribunes et de financements autonomes ou construits pour promouvoir leurs objets de recherche d'autant plus si les produits qu'ils portent publiquement sont voués à servir des usages spécifiques au sein d'une petite popuation ou dans des situations ad-hoc.

Il y a en somme un certain écosystème du logiciel libre [et/ou ouvert] et de sa promotion qui passe entre autre par des modalités d'existance et de rétribution comunautaire que bien entendu Internet à popularisé et s'accroit encore à mon sens aussi parce que la gratuité comme model économique ne peut pas fonctinner pour toutes les productions (si elles n'en tirent pas de profits indirectes comme c'est le cas par exemple pour les nouvelles régis publicitaires tels Facebook qui vendent nos capacité d'éveille et d'attention).

Tout ces outils profitent ensuite à des populations plus ou moins définies à travers des mondes (communautés, micro) ou le monde (géo-politique, macro). Je répète cette notion d'échelle est importante, elle situe une certaine voccation et étrangeté. Ainsi des entreprises vont utiliser en interne des logiciels d'édition spécifique, des états vont mettre en place leurs propres systèmes d'exploitation, des aéroports vont inventer des protocoles de cryptages sécurisés, des continents vont trouver l'indépendance financière en faisant eux même leurs économie. Les technologies ont une forte sympathie à inover, à boulverser des habitudes et dispositifs, pour le pire et le meilleur.

Les recherches en informatiques ont ainsi à mon sens des vocations variables selon que leur propos est exploratoire ou vise à expliquer un existant, plus ou moins sujet à formuler des hypothèses ou à les vérifier (que ce soit conceptuellement ou par le pragmatisme donné au code faisant loi). Des recherches qui vont par exemple prouver par des approches quantitatives que telle ou telle production informatique génère des activités spécifiques, des usages circonstentiels, plus ou moins représentatifs. Des études qui ainsi permettent de mieux comprendre un objet, de le rationaliser, de le réduire et préciser dans son existance et d'ainsi le décrire et de proposer des hypthèses concluantes.

Des études qui proposent de réduire l'imaginaire_fiction de ces usages avec pragmatisme, de façon quantitative, avec rationalité là où, à mon sens, les artistes produisent eux un milieu conceptuel ouvert par design : en ouvrant des hypothèses, en produisant des expériences. C'est aussi à mon sens pour cette raison que les protocoles étranges, qui produisent des usages excentrés de la norme (médiane) sont attractifs pour les artistes qui tendent à promuvoir du nouveau, à attirer promoteurs et curateur·ice·s en proposant une expérience nouvelle, atypique. En visibilisant ces mondes_pratiques les artistes augmentent leur imaginaire et du même coup valident leur existance : ces mondes existent et sont accessibles. Leur rôle n'est pas pédagogique et propose davantage des proccédures de déduction inductives.

L'originalité des protocoles créent des mondes accessibles comme autant d'instances qui produisent des pratiques ensuite explorées par les artistes afin d'en saisir l'originalité.
Sarah Jamie Lewis - OnionScan: Practical Deanonymization of Hidden Services [02 Feb 2017]
Dr Gareth Owen Tor: Hidden Services and Deanonymisation
https://media.ccc.de/v/31c3_-_6112_-_en_-_saal_2_-_201412301715_-_tor_hidden_services_and_deanonymisation_-_dr_gareth_owen
2014, évènement 31c3
Lien youtube

Des approches plutôt quantitatives (2 conférences_communications ci-dessus)...

Jamie Bartlett,
How the mysterious dark net is going mainstream, 2015
https://www.ted.com/talks/jamie_bartlett_how_the_mysterious_dark_net_is_going_mainstream

How Tor Users Got Caught - Defcon 22
by Garrett Fogerlie publiée en 2015
alt.link : https://archive.org/details/youtube-7G1LjQSYM5Q

Des approches plutôt qualitatives (2 conférences_communications ci-dessus)…

En cela que les technologies nourissent nos imaginaires (culturels, politiques, sociaux) nous sommes tous et toutes concerné·e·s mais pas nécessairement conscient·e·s de leur impacte sur nos modalité d'existence individuelle ou collective, présent et à venir. Internet est le parfait exemple d'une technologie implantée massivement et dont la sympathie sociale à participé à son émergence progressive, quasi indolore, comme ultime progrès. Les systèmes de registres de transactions contrôlés de façon à prioris distribuée qu'inventent (ou plutôt transposent numériquement) les blockchains produisent un engoument assez semblable en cela qu'ils offrent de produire une nouvelle organisation d'acréditation du pouvoir ouvert.

Des technologies qui modifient nos relations sociales à certaines institutions centralisant des pouvoirs concéquents. Je voulais en venir là précisément que nous sommes tous et toutes concerné·e·s à des moments et endroits diférents par ces technologies auxquelles nous accordons pus ou moins de crédit et de confiance, de s'ympathie et de réciprocité. Nous ne sommes pas souverains de l'ensemble des appareils et dispositifs numériques que nous utilisons avec des quotidiennetés variables.

Ces usages plus ou moins communs, populaires, dépendent de ce que nous sommes comme populations. Et si par exemple un site à rendu commun la publication d'images numériques (abolissant temporairement les relations de pouvoirs de classe au profit de l'à priori égal pouvoir d'existance dans nos diversités individuelles) cela ne signifie pas que pour autant que nous avons le pouvoir autonome sur nos données, les serveurs qui habritent ces services, etc. de souveréneté matérielle et intellectuelle pour comprendre leurs fonctionements et ce qu'ils font sur nos corps et esprits, quels comportements ils impliquent.

Je me demande donc comment nos sociétés de la division du travail (qui nous dédoinent de certaines activités au profit d'une efficacité spécialisés) nous imposent une représentativité des pratiques et des usages parfois subis et en quoi, pour autant, cette répartition des compétences est nécessaire pour nous optimiser dans nos vies à produire des innovations. Penser la décentralisation par des protocoles novateurs qui évitent de déléguer certains pouvoirs décisionels et executifs nécessite aussi une certaine implication de la part des devellopeurs qui doivent choisir de les utiliser et du côté des utilisateurs une certaine autonomie et compréhention des pouvoirs et devoirs qu'ils leurs incombe en les utilisant.


J'ai là des propos assez militant en cela que j'appuie sur une certaine compréhension de l'organisation sociale, que j'invite à une certaine reconcidération et orientation de la répartition des forces de travail. Je sens aussi que je suis un peu en deça intellectuellement de ce qui doit se faire en sciences sociales...

Les études qui tendent à penser les transformations sociales par les technologies sont nombreuses et expliquent les comportements modifiés par elles. Internet est un sujet qui en lui même nourrie les imaginaires de science-fiction et de narrations depuis ses débuts entant qu'objet de convoitise d'un nouveau marché populaire (free-flow) ou entant que régime de pouvoir distribué (cybernétique). Des idéologies variables qui ont esthétisé ce projet et dont les recherches et historisations sont nombreuses. J'aimerais me demander comment les cultures représentent aujourd'hui la constitution de contre pouvoirs politiques via Internet. On pourrait peut-être regrouper ces pratiques derière l'appellation générique d'hacktivisme ou d'activisme numérique. Mais en faire ainsi serait bien trop général pour établir une méthodologie et un objet de recherche.

Penser des œuvres davantage par les technologies qui les composent que par les effets_apparitions qu'elles produisent, saisir la volotonté des logiciels qui les sous-tendent, en faire l'archéologie par vérification documentée, hypothétique ou paranoïaque (extrapolation), toutes ces modalités d'existance technique serait l'un des moyens critique de découverte et compréhention des mondes qu'elles constituent. L'idée serait ainsi de faire une archéologie des médias sur certaines œuvres du corpus sans pour autant tenter d'emblé d'en saisir à proprement parler l'ensemble des fonctionnements techniques qui sous-tendent leurs réalisations (totalité). Il s'agit en fait de penser ces objets non pas comme restrints à leurs espaces_mondes d'exposition mais d'en saisir les dépendances invisibles ou externes, periphériques ou méta.

Il s'agit donc de trouver un angle méthodologique exploratoire par l'explication de ces objets parfois techniques sans se limiter à une couche applicative ou protocolaire et, ainsi, de les penser au sein des structures de réseaux plus large qui les sous-tendent. Le risque est bien entendu de trop les déconstruire et de s'éloigner du cadre théorique de départ : les muséologies et pratiques artistiques portant sur les réseaux. Les réseaux au sens de structure de transport d'information ne sont pas juste l'extrémité-moment de leur réalisation_résolution, quand "ça marche", ils sont toujours dûs à un ensemble précédent. Une étude qui, de temps en temps fasse preuve de retenue dans la confection du savoir et qui admette l'ignorance temporaire face à ces objets étranges, complexes, permetterait à mon sens d'en révéler l'originalité qui précède à leurs effets escomptés et vérifiés : de proposer d'autres à-venirs mais surtout d'éviter un discours trop technique.

Des à-venirs qu'il ne faut pas prendre comme une liberté totale d'interprétation vague (futurologie) mais d'envisager dans l'actuel ce que ces œuvres_évènements reproduisent ou provoquent de déjà existant dans d'autres circonstances. Quels mondes existants révèlent ces œuvres qui font état de leurs fonctionements internes, de leurs pratiques vernaculaires, de leurs technologies ? Penser ces réseaux spécifiques signifie en extraire – tout comme les artistes qui les emploient – en creux_négatif ce qui manque à ces milieux pour exister en dehors ou au contraire de reconnaître que les pratiques révélées sont des transpositions de coutumes_pratiques déjà existantes du même registre ou emprunter à d'autres activités.

L'obfuscation de données, l'anonymisation et le secret, sont par exemple des éléments de pouvoir qui mettent en défaite des institutions socialistes et politiques sous couvert de liberté (individuelle, d'entreprise, etc) ou en toute illégalité. Or, inclure ces mondes comme faisant partie de mon corpus signifie que je m'intéresse à certains usages protocolaires d'obfuscation, de camoufflage des identités.

Je pense ici aux paradis fiscaux, aux exiles fiscales offshore, aux tentatives d'échapper au réseau de contrôle visant à modérer les pratiques : à une certaine criminalité.

L'obffuscation désigne le fait de brouiller une information...
Helen Nissenbaum + Finn Brunton, Obfuscation: a User's Guide For Privacy and Protest
Découvert ici

Il s'agit donc, au delà des technologies employées de penser le secret comme protocole politique, d'étudier les mondes qui perssistent grâce à ces technologies, en réseau sur Internet et ailleurs. De penser ces espaces échappant aux règles communes comme lieux d'xpression et d'expérimentation du libéralisme. Une étude qui, en partant des réseaux de cryptage, envie de penser les modalités de la disparition dans un monde monitoré, contrôlé, surveillé. Il s'agit aussi de questionner par là le rôle médiateur_reportaire des artistes trans-médias qui inventent de nouvelles formes, de nouveaux formats narratifs.