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∞ Publié le 12 mai 2019
http://news.vincent-bonnefille.fr/2019/05/12/axes/
PDF auto-généré et (donc) partiel

Importance

Durée de vie des sites limitée
Sujet précaire
Nécessité de sauvegarder
==> Archéologie du web
Patrimoine d'une certaine activité

Topologies et logiciels distenciants
à penser plus sous l'angle socio-psy
Geste de dissidence ou retrait VàV d'un monde d'ultra communication
Couper les liens avec une attention permanente
dans un monde où exister c'est être visible

Thèse dune nécessaire scission au monde
en se posant la question de savoir comment être hors d'atteinte
Comment se séparer de ?
Prendre distance ?
Pratique de défense,
de non pénétration
De privation / exclusion

Part psychologique et topologique .. Proxemie

====

Capitalisme du désir
Libéral-Libertaire

capitalisme de surveillance
Data-brokers
Dark-Data

=====

Methodologie

Glossaire
Définition de termes techniques
Rendre accessible les technologies
Vulgarisation
Comprendre les dépendances et à quoi servent ces outils
Dans quel environnement input-output == production

Usages empiriques
Pratique exploratoire
Vérifier les usages
Pratique expérimentale
Apprentissage autodidacte

Projets
Index Archive Contents
études / audits existantes
Crawler the Tor Network
Glossaire illustré d'informatique +
Index transversal entre œuvres
Histoire Illustrée Analogies informatiques

Intérêt de prod.
autres marchés illicites OU innovants
en lisière ou d'avant garde
Drogues // médical
Sexualités
Économique
Déviances, panique sociale
Notion de liberté individuelle
Rôle de déplacement des normes
Démonstration d'autres pratiques / coutumes / pratiques
Extrémité , avant garde
Rapport Génial de l'art
Réseaux qui exposent une part enfouie sociale
Jung --- obscure
Iceberg === partie cachée
Pensée que les algo (BD DW DarkData) révèlent de l'inconscient
=> transparence pragmatique
H. ne produisent pas que de la modération et Design_soc (couche UP public)
Autres pratiques et usages inférieurs (couche BackOffice Privé)

DN DW produit une matière marginale
Peu publiée ou indexée
Usage de glanage et d'inspiration de pratiques peu connues
Rapporter des usages qui posent probleme hors de leur champ d'expertise d'orignie == questionne des moyens de prod. impensés par la soc.

Economie de moyens, FoundFootage

Problématique Libérale Libertaire
Technologies
==> progrès ==> NEws paradigmes = Disruptifs / intérêts
Créer des besoins et pratiques
Penser les news techs comme marchés

IMaginaire dissidence Culturelle == alt.cult
Safe space / Free Party / Lib Ind
sans surMoi ou refoulé sulturel (de l'ext)

Scission alt.space autonomisme

=========

Mémoire...

Large littérature grise ou blanche
Vidéos jeux, fictions
Hypothèse d'un Internet moins modéré,
Anarchiste voire sataniste
DN confondu avec DW
pensés comme des espaces de chaos dans l'imaginaire collectif
Durs d'accès, réservés aux hackeurs et pirates
mais aussi lieux de l'expression de déviances ailleurs interdites ou réprimées
Sexuels avec la pédophilie et autres pratiques
Financières par les marchés noirs roses ou rouges
Politiques dans l'expression dissidentes
allant du terrorisme à l'expression de thèses punies dans leur expression
Un ensemble de pratiques qui font peur mais qui surtout sont interdit de temps et espaces politiques, tabous de nos sociétés ou dont l'expression a été peu à peu retirée pour éviter leur propagation.
Une liberté d'expression et d'agir restreinte s'exprime donc à priori sur ces réseaux qui protègent l'anonymat des sources d'un certain type d'enquêtes.
Ces réseaux d'invisibilisation donnent surtout le sentiment que des espaces de non-droit subsistent en faisant scission, en créant une discontinuité sociale d'appartenance à un état.
Cet en dehors, cet à côté de toute forme de contrôle et de surveillance que pourrait vouloir opérer une institution, localisée sur un territoire ou à ambition internationale, cette distance des appareilles sensés appliquer la justice portée par des contrats sociaux produisent d'autres façons d'être et d'agir.
Ces réseaux qui se manifestent sur des plateformes web donnent surtout à voir des pratiques existantes mais peu ou jamais manifestes.
Le cryptage des données et l'amnésie partielle ou totale de l'émetteur et récepteur sur ces réseaux, entre serveurs et clients, permet de perdre l'origine de la cause d'un fait manifeste.
Les réseaux de vente de produits illicites, stupéfiants / drogues / médicaments, de services de hacking ou autres, de biens numériques, de contrefaçons, tout un ensemble de produits se retrouvent sur des marchés noirs qui font boutique.
Ces marchés noirs profitent d'une technologie tiers pour rendre possible les transactions financières à l'aide de crypto-monnaies.
La chute de certaines de ces plateformes en dans les années 2010 a rendue plus populaires ces technologies porteuses d'un certain idéal autonomiste vis-à-vis des banques et institutions régulatrices.
Des oppérations coordonnées du FBI, d'Europole et autres se sont depuis succédées jusqu'à très récemment pour enrailler une criminalité affichée déjouant ainsi une prétendue invulnérabilité.
D'autres attaques informatiques ont fait tomber des sites et hébergeurs sur ces réseaux.
Les anonymous ont revandiqué des attaques contres des sites pédophiles.
Dans la mise en place de protéction contre une enquête les failles peuvent être nombreuses, humaines, techniques.
Les institutions gouvernementales amériquaines qui produisent de la surveillance masive ne sont pas en reste.
Les révélations d'Edward Snowden et les WikiLeaks font figure d'une certaine offencive par l'infrmation contre les institutions de surveillance et pratiques illicites d'états.
Ces fuites ont un fort potentiel d'imagination
Vault7 de Wikileaks a révélé des vulnérabilités informatiques utilisés par la CIA et ces objets, extraits se retrouvant dans la nature, ont fait preuve de leur efficaité une fois utilisées par des hackeurs qui l'ont propagé dans le monde sous la forme d'un ranconware cryptant toutes les données d'ordianteurs sur des réseaux d'entreprises et services publique.
Des anomalies dévastatrices qui révêlent l'aspect offensif de tels moyens et qui, combinées avec des outils de cryptages (des crypto monnaies pour récupérer la rançon sans être traçables et l'usage d'un site intermédiaire sur Tor, l'un de ces darknets), ont profités à un pays ou groupe d'individus.
Une certaine performativité et efficacité donc à produire du trouble en réseaux.
Un trouble qui, comme avec les lanceurs d'alertes, à fait des petits en produisant des versions ultérieures variables.
Wannacry a inspiré d'autres logiciels malveillants et la politique de transparence des Wikileaks fait école (PanamaPapers, LuxLeaks, OffshoreLeaks, etc).
Des variantes plus ou moins radicales dans leurs formes et propos.
Mais surtut d'autres façons de faire de la politique, de produire du réel, de la vérité selon des régimes qui font, par l'anonymat, la protection des sources, une nouvelle forme de militantisme désobeïssant, dangereux ou facinant selon les traditions politiques.
Des pratiques disruptives.
Un imagianrie très riche qui nourie l'inspiration d'artistes
qui dans ces objet trouvent souvent un certain support politique pour et par qui parler du monde, de sa complexité et poindre ainsi un ennemi souvent déclaré : le capitalisme de la surveillance

Dans mes recherches artistiques je suis confronté à différents états et moments de recherche qui s'entre mêlent.
Une part plutôt théorique sur les implications socio-politiques qu'impliquent les surveillances numériques sur nos modes d’existence médiatisées et de captation du réel, son agrégation mise en valeur.
Des récits qui observent avec une critique relative certaines technologies plus ou moins majoritaires, répondant en définitive à une demande nouvelle ou actualisée qui répondent à un moment de la production de ressources ou d'informations.
Des standards novateurs voient ainsi le jour d'une branche de métier à l'autre, d'un marché professionnel ou public à l'autre.
Des technologies qui sont adaptées aux usages et besoins d'entreprises, d'états, du civil au militaire.
Des standards ainsi répliqués, diffus qui font émerger, comme naturels, invisibilisés dans leurs processus sous-jacents de leur développement, de nouveaux phénomènes descriptibles, plus ou moins étranges, acceptés comme normaux dans une continuité culturelle du progrès, avec une résistance d'autant moins forte qu'elle fait souvent l'objet d'études préalables pour influencer leur perception ou les invisibiliser.
Penser les modes de production de ces objets et leur fonctionnement une fois mis sur le marché permet de se rendre compte de leurs effets tout en faisant des hypothèses sur leur avenir.
Une ingénierie critique qui nourrit bien des réflexions de la part des hackeurs, bidouilleurs, artistes-citoyens-chercheurs-enseignants, en somme d'une partie de population qui se questionne sur ces objets qui modèlent nos usages , nous imposent des dépendances plus ou moins immédiates en donnant un pouvoir non négligeable à certaines institutions étatiques ou financières.
De fait les ingénieurs critiques et bidouilleurs artistes qui font de leur recherche le lieu et moyen moteur d'une pédagogie active, réflexive m'inspirent.
Une recherche sur des objets techniques, vivante, en cour, qui ne fait pas l'économie de l'expérimentation ni du talonnement tant réflexif qu'empirique.
Quiconque développe des logiciels, peu importe leur destination, leur environnement ou nature d'usage, qu'il s'agisse d'une œuvre ou d'un programme, sait combien les écritures et langages informatiques sont contraignants, productifs de leurs propres logiques permettant de contourner un problème ou de répondre à des usages spécifiques.
Aussi, nécessairement, les artistes qui produisent des espaces publics sous la forme d'installations, ou toute autre objet exposé faisant appel à de l'informatique, savent s'encadrer de techniciens ou acquérir des compétences préalables à leur réalisation.
Je trouve ainsi assez vivifiant de se tenir au courant des outils et moyens informatiques de sur-sous-bien-veillance, des cultures qui s'en dégagent, des phénomènes qu'ils produisent, plus ou moins vérifiables ou hypothétiques.
Le progrès technologique, que l'on y opère un regard critique, septique ou enthousiaste, nourrit une forte fictionnalisation tant l'on est habitués à se projeter de façon inéluctable.
La question réside dans ce désir d'attirance répulsion face à une inquiétante étrangeté qui fait fantasmer d'autres états d'être et de production.
Les artistes ont en cela un rôle particulier dans la représentation de technologies, dans leur compréhension.
Ils oscillent pour ainsi dire entre le désir de rapporter des usages propres à certaines cultures et celui d'en dissimuler l'origine.
En tout cas tel est mon sentiment, celui qu'une œuvre d'art est alors un support hypothétique, nourrit d'imaginaires variés, de sources glanées et agrégées au fil des recherches.
Un enchevêtrement préalable nourrit de lectures, de discussions, d'accumulation d'images, de rencontres et conférences, de visionnages, d'une recherche spécialisée, ouverte, polymorphe qui, du fait d'une certaine indiscipline ou pluri-disciplinarité (plutôt que trans-) conférée comme normale aux artistes-chercheurs et autres laborantins.
Aussi il n'y a rien d’étonnant que les artistes usent d'outils informatiques spectaculaires, déplacent des usages et mettent à profit des pratiques exotiques, atypiques, hors-normes extraites des réseaux de réseau.
Que, comme des explorateurs, ils partent glaner et consolider des imaginaires, employer des outils qui ne leurs étaient pas destinés.
Cet intrusion pour ainsi dire dans des champs de recherche et de production qui ne leurs étaient pas destinés font d'eux de possibles révélateurs critiques ou contemplatifs de milieux aillant par leurs pratiques des habitus construits sans pour autant avoir le luxe ou la déviance de les comprendre et surtout de les rendre désirables hors de leur utilité première.
En côtoyant récemment des milieux du hacking parisien, des collectifs libristes, des ingénieurs en défense informatique ou tentés par des outils auto-apprenants par induction, je me rends compte certes de mes lacunes dans ces domaines mais aussi combien, d'une certaine façon, il est bénéfique et nécessaire de penser ces environnements, de les imaginer, de les représenter, de les sortir d'un laboratoire experts dans une certaine production concurrentielle vers des espaces semi-publics d'exposition qu'ils artistiques ou autres.
Pour moi, transmettre des savoirs par le billai des arts, dans le cadre de cours, de conférences ou dans la pratique d'écriture d'une thèse me semble bénéfique.
Les artistes sont ainsi perçus par d'autres milieux socio-culturels comme producteurs et supports réflexifs à des domaines variés, en sciences et technologies, dans les finances et bien d'autres domaines.
Comme si l'artiste-chercheur faisait figure d'une certaine extériorité et inventivité permettant par son altérité, sa séparation d'un milieu culturel sédentaire, défini, de formuler certains impensés du fait de sa prétendue liberté et ou subjectivité ingénieuse produite sous un autre régime, une autre poïésis.
Les artistes ont alors un rôle de rapporteurs ou d'extractivistes, d'explorateurs, donnent designent des mondes impensés ou en produisent des nouveaux, font émerger des hypothèses sur nos modes de productions et de développement en faisant appel à la fiction, sans jamais tout révéler.

C'est aussi sans doute pour cela que les réseaux obscures et zones désindexées du web (et autres protocoles), en tant que milieux d’existence et de production perçus comme complexes, font fantasmer une explicitation d'autant plus forte.
Les technologies de l’information ont toujours une connotation magique, médiumnique, en cela que le néophyte en ignore le fonctionnement exacte et qu'il attribue du fait de cette latence, de ce manque, un croyance pour combler l’absence.
L'esprit déteste le vide.
Les démonstrations qui ont explicité le vide plutôt qu'un indéterminisme dû à dieu, ont achevé de passer d'un mode d’existence du monde métaphysique à celui d'un tout autre régime de vérité, celui des sciences, déductif, vérifiant, perçant le réel, invalidant des hypothèses, refusant l'incertitude, découvrant toujours plus de paradoxes à résoudre, dans un perpétuel découvrement progressiste.
Ainsi les protocoles qui permettent d'échapper à l'enquête, à la mise en origine, en continuité, entre une source et son contenu, ce qu'elle produit et la fait exister, cet état paradoxal d'être sans étant civil, cet anonymat et inviolabilité de l'accès à l’origine, produisent une certaine mythologie.
Dans nos régimes de surveillance et d'optimisation de soit, d'auto-design, où tout geste est une potentielle valeur, où tout se note et s'apprécie, la surveillance poly-forme plus ou moins indolore et permanente, le moment du privé, du non public, du en soi peut être rendu suspect.
La perte d'origine sous se régime fait peur et représente un réel contre-pouvoir à la surveillance de masse ou ciblée.
Une large littérature s'emploie ainsi à démystifier ces technologies, à leur rendre leurs lettres de noblesses, à rappeler combien ces outils et écosystèmes sont nécessaires à travers le monde pour résister et produire des espaces protégés.
Combien ils servent pour contourner des censures géo-politiques variables mises en place par des états ou entreprises qui contre viennent au principe fondateur de neutralité du net qui préconisait implicitement que le réseau de réseau laisserait tout un chacun s'informer et informer sans interférence.
Aussi les darknets ne sont ils alors que des outils techniques permettant de créer des espaces protégés de populations réprimées, minoritaires par le billai d'outils de communication complexes et parfois onéreux en terme de maintenance.
Ces approches tendent ainsi à réduire l'imaginaire sulfureux de ces réseaux et de promouvoir d'autres Internets, d'autres protocoles, d'autres inter-dépendances logicielles et structurelles.
Aussi dans ma recherche jusqu'ici je ne me suis pas seulement intéressé au fonctionnement technologique de ces outils et aux alternatives qu'ils représentent.
J'ai voulu penser les imaginaires qu'ils produisent.
En me rapprochant d'associations sur le terrain de luttes internationales ou de proximité je me suis rendu compte dans un contexte social de l'importance de promotionner ces outils qui permettent d'échapper à une surveillance, un harcèlement, possible ou avéré, en apprenant des gestes de défense numérique contre des outils offensifs, intrusifs.
Des associations d'activistes qui tendent aussi à sauvegarder des sites web avant qu'ils soient censurés, fermés ou détruits, pour les rendre toujours accessibles dans des versions copies (mirrors).
En somme un éventail de pratiques et d'applications pour passer de la théorie à la pratique avec une implication sociale marquée, un engagement politique de protection qui donne aussi tout le sens à ces outils.
Une démystification de terrain qui ne retire en rien le fait que ces mêmes outils peuvent servir, entant qu'outils de discrétion, de mise en secret, à d'autres usages socialement et moralement répréhensibles, reconnus comme apportant plus de mal que de bien.
Et c'est bien de cette polarisation entre bien et mal qu'il est souvent question pour penser ces espaces protégés en réseaux.
Des réseaux par lesquels l'anonymat produit un anarchisme, dans le sens de perte d'origine, et permet à chacun de s'exprimer de fait sans nécessaire sur-moi, sans référence à soi-même, par dissociation du moment de l'expression et celui du jugement social.
Une certaine asymétrie donc qui donne du pouvoir, celui là même en définitive que les safe-zones, espaces non-inclusifs, d'entre soi où l'être soi même est rendu possible du fait de la suspension du jugement d'un tout autre.
Toutes ces applications de mise à distance d'un tiers pas nécessairement oppressif me parait aussi répondre à un besoin naturel, essentiel en définitive pour cultiver une certaine intériorité.
Protéger et médiatiser ces espaces relève donc d'un désir premier de prendre soin du minoritaire, de ce qui échappe aux normes et possibles dans notre monde capitaliste, nous exerçant trop souvent à une concurrence des uns contre les autres, protégeant toujours les mêmes tranches de la société, vivant dans le confort normal, la sérénité d'un avenir assuré.
Mon idéalisme me laisse penser que les productions humaines et leurs médiatisations doivent servir un progressisme social.
Et que, ces pratiques peuvent aussi révéler à leurs contemporain un certain état de l'art.


Les darknets sont souvent dépeints comme lieu des marchés noirs, de l'expression de déviances.
C'est à mon sens, tout comme les logiciels d’offuscation des parais fiscaux, le propre du capitalisme de la surveillance d’opérer en même temps une marge où le secret est nécessaire pour que chacun garde ses privilèges.
L'anarco-capitalisme qui prône la liberté individuelle de commercer sans restriction, sans interférence et de jouir de son pouvoir par l'argent, ce mouvement peu qui pousse à l’extrême les valeurs du capitalisme et du libéralisme me semble s'exprimer tout particulièrement par ces technologies qui tendent à restreindre l'accès à mes ressources, au respect de la vie privée.
En cela la notion de vie privée me semble toujours manquer de pertinence pour dire à qui et quand elle est supportable.
Et on en arrive peut être ainsi à la véritable question de font sur les limites de la liberté sur Internet à savoir, jusqu'à où l'anarchisme individualiste et socialiste peuvent s'appliquer et s'expérimenter par ces outils.
Comment la liberté individuelle, égoïste, utilitariste, celle de l’hédonisme sans entrave peut elle être supportable?
Faire l'étude des réseaux exclusifs, des gated communities, porte en cela le projet de comprendre un microcosme et d'observer invitro un système organique, une population sociale et d'ainsi produire des hypothèses de fiction ou pragmatiques sur notre avenir.

Mais les darknets répondent aussi à un certain besoin méta physique à contre courant d'un scientisme et d'un idéal de progrés qui nie toute une façon d'imaginer le monde, par induction, par intuition, sans la nécessité d'une vérification et par lesquels subsistent donc une certaine désinformation, un brouillage qui, peut-être, peut s'apparenter au trouble que produisent les artistes de croyance et d’inexactitudes en ouvrant des pistes, d'autres interprétations et hypothèses.
L'incertitude dans un monde fini qui prétend à la maitrise tant psychanalytique que par la mise en transparence de toute fonction a besoin de croire.
Les démons partagés, les rumeurs rependus sur 8chan ou Reddit, éradiquées comme fake news, tendent à une improductivité, à un parasitage médiatique et sont, il faudrait le vérifier, nécessaire à une certaine production du capitalisme qui doit justifier de ses modes de production du réel optimal, aux modes et régimes de mise en vérité par la preuve et l’aveu qu'il propose.
Ce capitalisme de l'information, de la médiation du réel tend à une certaine ontologie, à un certain pragmatique par les mathématiques qui tend à numériser jusqu'à la vie même.
Il est composé d'acteurs et institutions qui produisent ou accentuent par écho des normes face auxquelles il est intéressant de révéler le pouvoir symbolique.
Colporter ou fantasmer les darknets comme lieu des déviances et des récits sans autorité, des snuff movies, des fictions, les exposer comme tel joue le jeux implicite du capitalisme de la surveillance qui tend à nous faire croire que par nature l'homme est un loup pour l'homme, mauvais à lui même et qu'il a besoin de contrainte et de conformité en catégorisant les une des autres déviances de chacun, chacune, les unes contre les autres.
Cette thèse implicite, souvent rependue dans l'imaginaire populaire devrait à mon sens être combattue par les artistes qui s'emploient à penser les technologies d'intrusion numérique.
Ainsi, si je me pose peu la question d'évaluer la performativité de ces oeuvres qui ont nécesairement un cohéficient artistique, je me demande quels outils sont employés dans leur fabrication et je tend ainsi à une rétro ingénérie à mon sens nécessaire pour expliciter la réelle production de ces oeuvres.
Je remarque surtout que les expositions qui traitent des darknets ne traitent pas seulement à proprement parlé d'un type de réseau et j'ai tenté jusqu'ici dans ma recherche de penser ces réseaux spécifiques, ayant leur propre modalité d'existance, comme des microcosmes, des espaces tentés d'un geste contradictoire entre le désir de montrer et celui de se cacher.
C'et pour cela qu'à mon sens je ne peux faire l'économie d'une recherche empirique, pratique, et théorique, phénoménoloigique.


Métamorphoses des écrans
Invisibilisations
Emmanuelle Caccamo et Marie-Julie Catoir-Brisson

https://www.unilim.fr/interfaces-numeriques/3008
*Gilles Lipovetsky et Jean Serroy ont appelé l’« écranosphère » (2011).