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Chouquette

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Chouquette
~ Rangé dans : Thèse
∞ Publié le 11 novembre 2019
http://news.vincent-bonnefille.fr/2019/11/11/chouquette-inductive/
PDF auto-généré et (donc) partiel

Dire les choses simplement
J'ai enfin un micro-ordinateur portable téléphonique muni d'un logiciel d'enregistrement vocal capable par exemple de couper les blancs. Une fois oublié son design j'arrive à me concentrer sur ce que j'ai à dire sans craindre pour l'espace disque ou un temps d'écoute futur trop long.
Ce médium est assez éfficace mais il ne peut rivaliser avec les états hypnagogic, ces états entre someil et éveil, de relachement, de liberté où plus encore qu'en journée les images défilent, les idées font sens sans se parrer de justifications complexées ou de faire valoirs. Mais surtout un état sans médium, sans interface, sans ailleur, sans nécessité de l'autre pour exister.
Des états de disparission qui me démunissent souvent, que j'idéalise aussi comme forme d'expression.

Un état émotionel particuier dans lequel je me sens parfois quand je présente ma recherche en public, à une personne ou plus et où me sentant dans un espace-temps propice à l'écoute attentive dont les lieux de savoir ont le secret, l'habitude plutpôt, dans cet atmosphère suspendue je sais que je peux dévelloper l'état de ma recherche, l'éttendre un peu plus, la déborder des mots figés sur un plan, une page. Je peux aussi parce qu'il y a l'autre en face, multiple, connu, reconnu, visage avant tout, imperceptiblement touché, inquiet, perdu, compréhensif, agard, en recherche, perdu de nouveau. C'est vas-et-vients émotionnels sont très important pour moi. Ils donnent du sens et surtout cette attention donnée, rettenue à autre chose me donne du courage pour projeter ma pensée hors de la sphère de mes pensées qui avant d'être conforntées restent à l'état hypothétique voire en deça, quand les idées ne sont enore que des bouts d'observations, des remarques qui ne donnent ni intuission si ailleurs.

Dire les choses simplement ce n'est jamais facile. Dire simplement c'est toujours mentir un peu. Toute la violence des mots est dans le pouvoir qu'on leur donne à ne pas les dévelloper, à ne pas déplier tous les contextes qui les préfigurent et maintiennent comme cohérents.
Mais selon à qui je m'adresse, selon le présupposé de ce qui nous rassemble, de ce qui fait de nous des paires, selon le présupposé de ce que nous échangeons en valeur, de ce que je pense qu'il ou elle veut recevoir et de surtout ce que je veux lui donner, dans cet exercice du don se posent milles questions de priorité, de pertinence, d'efficacité surtout. Il y a certains publics qu'on mal traîte, que l'on présupose, à qu l'on retient le meilleur pour trop penser à sa place qu'il ne sait pas ou qu'il n'est pas prêt à entendre ou comprendre. D'autres en-face on leur dit tout, on se dépasse, on oublie qu'ils sont en-face, on leur parle jusqu'au bout, on est ému d'avancer avec eux, sans précaution d'adresse, sans nécessité de se reconnaitre tout à fait, sans nécessité de renvoyer l'image que l'on aime de soit. Mais surtout en confiance, en emplissant l'espace qui était entre nous. [ Les notions de confiance et d'espace entre nous je pense à Aimer s'apprend aussi de Sébastien Charbonnier paru chez Vrin - Pratiques Philosophiques en 2017 ]

Sliders Horizon -- Frédéric Curien + Jean-Marie Dallet - © Sliders_lab - le Mysterium Cosmographicum de 1596 -- https://www.eesi.eu/site/spip.php?article2130

Affecter son propos etêtre affecté par lui. Ne pas toujours s'en tenir aux plans, produire autant que possible des points de fuite, inciter au désordre temporaire, aux marques du cahos, à l'entropie, au surgissant. Sensibiliser les choses, les mots et es sujets. Ne pas en rester à ce que prétend la technique, à ce que nous font les choses toutes animées qu'elles sont et à qui l'on donne ce pouvoir.
Aller au fond des choses,
encore cette injonction à aller au dedans,
cette ontologie que décortique D.Quessada dans son essai sur l'Inséparation (un monde sans Autre) en proposant le terme d'onionologie qui ne pouvait me laisser indiférent. Croire aussi qu'il y a autre chose que la matière, en deça, préalable ou en devenir et que le dire, le pense, le sentir, réalise ou réalisera ce quelque chose : tout un ensemble de croyances esothériques qui donnent sens dans des maillages conçu pour tenir-ensemble, pour faire corps, pour unir et harmoniser quand l'on se retrouve face au vide, à trop de questins sans réponse, à trop d'absurdité du monde. Un méta-physique, une pseudo-science,de vraies croyances, de vrais pouvoir -avec ou -sur, -par, contre [ je pense à l’ouvrage de Starhawk, Rêver l’obscur – Femmes, magie et politique, Éditions Cambourakis, (2015) retrouvé en source citée ici et que j'y avais sans doute croisée aussi ].
Un en-deça, un en-dedans des choses, un besoin de creuser, de chercher, de déplier, de tirer du nouveau, de l'inconscient, de la croyance, du faux, de produire de la lumière, du limpide, du rassurant, du prouvé, de l'assuré ou du latant et de nouveau du peut-être.
Le besoin du monstrueux, l'idéologie de l'Autre et du tout Autre que soit, de l'inhumain qu'il soit énnemi extérieur ou intérieur, d'un Autre-limite.
S'intéreser aux tréfond du web c'éati aussi m'intéresser à cette part maudite de l'humanité, au reffoulé collectif, à l'interdit public majoritairement retiré du visible, admis comme intolérable ou disfonctionnant : s'interesser aux maquis, à l'underground, du pathologique au normatif, à l'elasticité sociale, aux limites du toléré, du vivable au sein des contrats sociaux collectifs que l'on porte au sein de nos représentations du monde, que l'on intègre à commencer par moi et ce avec plus ou moins de résistance et d'alternative, d'autonomie.

Les marges donc.
Une thèse parmis d'autres m'a motivé dans la recherche artistique :
être artiste c'est aussi faire autre chose que travailler-pour ou avec sinon contre la création de besoins nouveaux. J'ai cru avec beaucoup de naïveté à une subversion de l'art voire à sa perversion, au récit de l'art comme utopie. Et en effet les artistes et leurs œuvres produisent des micro-mondes, des espaces-temps de liberté hors du commun, des bouffées vitales qui chacunes, offrent de nouvelles formulations de ce qu'il est possible de faire penser être.
Peu importe comment ces organes sont repris, qu'ils intégrent à leur tour les marchés de la pensée et des formes, ceux sont des proto-. Une œuvre ouvre à, est intermédaire de quelque chose, formule des hypothèses, invite à la recherche, au découvrement. Une œuvre est toujours un défit avec soi-même. Il me faut trouver les modalités de son existance, les registres employés auquels me rattacher pour ensuite la comprendre et nous comprendre ainsi. La qualité de ce basculement qui me mène à comprendre une œuvre et y accéder, cet état d'excitation incertain me plait beaucoup. Il y a quelque chose de l'écoute active, de la dépossession d'outils courants que l'on applique pour comprendre. Une œuvre est toujours un défit de la rencontre, un moment d'individuation. [ Je rejoins Ingold qui donne aux arts la qualité de me posisionner moi, sachant-maître, et tout·e ignorant·e-découveur·euse sur le même mod, certes sans le même bagage mais avec le même désaroi, le même ermétisme qu'il faudra apprendre à sur-passer ]
Une œuvre est cryptique. Elle retient toujours une part de discours que les muséologies pédagogiques tendent trop souvent à mon goût à révéler par défaut, sans délais suffisant en diminuant la part d'interprétation, ce défit d'émerveillement, de prendre à soi, de comprendre.Les pseudo-sciences, les méta-physiques et ésotérismes, les boîtes noires et leurs régimes de vérité perfectibles, potentiels et inductifs, ces façons d'étoffer les fictions de nos vies ont besoin d'informel, de réseaux de pensées maillées dont l'on ne retrouve la source mais dans lesquels l'on reconnait l'efficacité sinon la marque du vrai.Ceux sont des régimes aux bors flous, convaiquants, gluants, méta-stables. [ J'ai plusieurs fois entendu Conspirer = c'est respirer ensemble, le citer devrait être possible ].

Dans l'une de ses présentations Grégory Chatonsky, plein de son éloquance sans faille et complète, porposait comme au sens d'anarchie l'abscence d'origine. La pensée fulgurante que je proposais en début de cette réflexion, alors parti à décrire un état hypnagogique, cet état de flottement sans média, cet état de formation des idées sans suport, sans nécessaire traduction, cet état de fébrilité quand les idées viennent et se bousculent face à un public attentif dans l'atmosphère choisi des universités et lieux de transmission-reception des savoirs, cet atmosphère construit, obligeant aussi dans lequel il est possible de laisser libre court à son imagination, d'ouvrir sa recherche à d'autres hypothèses, cet état de demie transe me facine.

Elle me facine d'autatn plus que ces états me dépossèdent. La dernière communication informelle que je présente à l'AhAh en juin 2019 autour du Fanzine Specific Cheese #11 (créé par Nicolas Boulard), est une fois de plus l'occasion de formuler ma recherche via un support de pensée qui ne m'enferme pas, qui ne me dicte pas trop bien ce que mes mots et ma pensée vnt produire. Il y a bien un projet construit depuis quelques années, des habitudes et formules toutes faites, une trame narrative couchée sur le papier ( plus comme une partition avec des phrases courtes et mon propre mode de ponctuation [ ce qui me fait dire que j'appporte autant d'importance à la thèse que je soutient qu'à la musicalité de ma voix, ma prosodie ] ) mais, donc, une volonté performative dont le corpus est le pretexte d'un propos d'ailleurs plus ou moins savant ou émergeant. C'est bien aussi que dans cet état-disposition je me met hors de moi, que je cherche un état de basculement. Peut-être es simplement un état de distentiation ou d'évitement en réponse au stress, à l'adrénaline afin d'en faire quelque chose de positif, de beau, d'un certain don qui demande d'accepter de se livrer temporairement. #Chat-Chouquette promet un état demi-évéillé.

Le terme d'hypnagogique il me semble que je le dois à Francis Lesourd des labos Experice* rencontré grâce aux Fabriques de sociologie* vennu parler entres autre de pensée créatrice, de ses statégies pour capturer ces pensées flotantes en état de demi-éveil ainsi que de public intérieur.
Si j'ouvre ces parenthèses ce n'est pas pour imnotiser un possible bot de Google durant sa lecture mais pour exposer une difficulté à garder les idées clairs et pérennes à la pensée avec cette méthodologie de la fuite ou de l'ouverture à l'accident. Mais j'ai aussi la sensation que cet état de fulgurance et de mi-oubli me questionne et qu'avec elle j'aimerais dépasser le sentiment de perte et répondre à cette réalité évidente que la parole ne fait pas document ni trace par défaut.
Il m'arrive aussi, hors de ces dispositifs de monstration (émission-réception de savoir) de ne pas retrouver l'origine de ma pensée. L'on ne sait que l'on pense que lorsque l'on pense. L'on a conscience du vide que relativement, comme abscence.

De perdre le fil à l'écrit, d'autant plus à l'écran.
Et ce que j'ai du mal à dire c'est qu'il est compliqué de s'autoriser à penser et à être en intuition, à faire confiance à ses intuitions ou plutôt à ne plus se soucier de la confiance, c'est à dire de ce que l'on se renvoit de soi par l'autre. Et qu'il est d'autant plus dur de s'avanturer en terrain inconnu que l'on exige de nous la capacité à revenir sur nos pas, à explicarer le sens de notre propos, parfois sans repos.
Et que de se savoir responsable de ses mots, de ses souffles, de devoir répondre de leur origine, les sourcer, refaire le fil conscient de leur apparition,
- ce travail de recherche et de dépliement qui rend la recherche si belle,,
- ce travail pénible et long par lequel par moment l'on ne trouve plus de matière, ce sentiment d'adhérer à quelquechose, d'avoir le sol sous ses pieds, des idées qui portent ou qui projettent ailleur dans un élant, ces états d'arriver à, d'enfin révéler quelque chose, cette découverte, qu'on la vive dans l'émotion artistique ou de toute autre expérience intellectuelle, cet état qui souvent advient si longtemps après les premiers pas dans la recherche, du premier pas pour essayer d'aimer, de comprendre,,
- ce travail est d'une folle exigence parfois qui a besoin d'autres supports temporaires parfois, de latence, de flottement, de joie.
De vouloir laisser des parts d'imprévues ou de souffle, de virtualité, de laché prise vient de la croyance que l'activité de la pensée est une activité créatrice. - Mais aussi que bien des choses sont tues ou jamais dites car elles demandent de déplacer des conventions et usages dont font partie la retenue et la normativité de soi. Il est très dur en fait de ne pas se déborer alors, d'en rester au texte.
- Mais il il y a aussi que je crois que l'implicite fait la beauté des choses. Qu'il est nécessaire de dire qui fait nos subjectivités, d'oser son étrangeté, de s'exposer narcisiquement. Peu importe si ce que l'on offre manque de méthose, pendant un temps il vaut mieux donner, peu importe si la pensée fulgurante empêche à retour didactique à son origine, si faire le fil de sa pensée est tout à fait possible à l'arrivée. Ce suspend est salutaire et les arts nous enjoignent à penser autrement, de la sorte, par induction*wiki, Je me retrouve en pleine contradiction face à mon énnemi déclaré "l'émergence", ce mot qui à popé*wiki depuis quelques années déjà dans les médiations culturelles. Téchnologies émergentes, savoirs émergeants, scènes émergeantes, comme si les choses surgissaient naturellement d'en dessous, bottom-up*wiki, sous l'influence d'un égrégor colectif, d'une machine incluante, permettant à chacune et chacun de s'identifier par ses besoins (et inversement). Selon quelle méthode décendante ou montante oppérer pour faire émerger autre chose que ce que je sais déjà voir, entendre, sentir, penser ? Comment me mettre en capacité de voir et faire autrement ?

#Chat-Chouquette fait partie de mes outils de mashup dont la dangerosité méthodologique repose justement dans cette perte d'origine, cette liquification trans-culturelle dans laquelle nous plonge aussi le libéralisme qui prétend détester les limites, les bords. C'est l'un de ces outils qui sert l'esthétisme du cahos, qui comme je le fais souvent – plus ou moins malgré moi – ouvre d'innombrabre portes-passages d'une idée à l'autre parfois sans les refermer, conclure, aglomérer les savoirs ou ressources exposées : sans synthèse apparente, définitive, satisfaisante et surtout nécessaire pour que les idées s'accrochent, tiennent. C'est don cun outil de flux, visuel pour le coup, d'animation d'images entre elles, de documents au régimes variés, d'images extraites de toutes parts, rassemblées hors de leur contexte d'origine et donc de leur fonction d'énnonciation. Ce tout agrégé, rassemblé forme un récit chevauché entre plusieurs en même temps.

C'est aussi un outil de demi-hypnose face auquel je peux passer du temps à déconstruire ces liens que j'ai fait d'une image à l'autre, à retrouver ce qui à entre d'hestétique plastique ou d'origine signifiée. Un jeu donc qui offre la possibilité de révéler par {triple} juxtaposition de nouvelles formes ou sens.

Le corpus de cette #chouquette nous est donné par l'événement auquel je participe avec Vanessa qui m'invite : Darknet et Fromage.

Chat-chouquette répond selon moi avec comique à cette énnoncée pertinante et efficace proposée avec tout l'humour de Vanessa (critique d'art que l'on retrouve entre autres dans la revue Possible). Pourquoi pas Darknet et fromage ? Pourquoi pas, parmis la longue liste de mots accolés à celui de fromage [ cet alliment multiforme, décliné à travers le monde ], pourquoi ne pas choisir Darknet ? L'un et l'autre semblent être l'espace de tous les possibles, des extrémités entre le patologique et le normatif.
Dans l'extrémité de ce qu'est le fromage
Et celle de ce qu'est ou n'est pas un darknet,
entre les deux (-)
il y a le similaire, l'approchant, l'analogue.

Le dénominateur entre Fromage et Darknet a orienté ma communication sur la thèse que sur ces réseaux clandestins sont produits-échangées des drogues et que pareillement les fromages sont des produits soumis à des lois sanitaires. Il est assez drole de se rendre compte que le milieu de la drogue emploie de nombreuses allusions au fromage et que des schémas réducteurs ou simplistes en psychologie utilisent le fromage en tranches, ses trous, pour signifier le danger successif d'un manque de sécurité ou de management à l'encontre d'un problème ou d'un énnemi déclaré comme le sont les drogues.

Or, c'est bien ce que propose Chat-chouquette, de faire apparaitre une infinité de relations plus ou moins fortuites, de multiplier les hypothèses sans pour autant en favoriser une plutôt que l'autre.
Ce flottement à tout de dangereux ethiquement et politiquement.
Un flottement propre aux non-dits, à ce qu'on laisse echapper au logos,
de cette part d'icomplet, d'imparfait nécessaire pour faire et agir et sans laquelle, sinon, on ne ferait rien. C'est le suspens de ce devoir signifier et rapporter le signifiant, cet liverté temporaire de l'expérience qui produit des effets par l'action du laisser faire, ce laché prise qui m'intéresse et qui pour moi fait déjà beaucoup de ce u'est une œuvre d'art.

NB: Démo, lebattement entre les images est normalement plus rapide, moins "dur", plus "souple' entre les 3-4 images

Ce travail performatif est supporté par ma voix, par des bribes de discours rattrapées par ma peur de la répétition, de simplement répéter et de ne plus resentir-vibrer ce que je veux dire, de me couper du besoin original.
Plus j'avance dans cette reflexion et plus je me dis que c'est un état brut, libre, que je recherche. Je pense que ce désir vient plus précisément d'un sentiment étrange que l'on donne trop d'énergie aux faux discours, ceux d'auto persuasion, d'affiramtion de croyances établies. Qu'on se satisfait trop d'être qui l'on est.
Étymologie de « fromage » : « [fromage] moulé dans une forme »
L'anonymat ou les réseaux informels qui interessent les prémices de ma recherche sont autant de promesse d'autres hiérachisations de la pensée et sa construction, d'autes modalités de représentation du_des pouvoir_s qui hanilent l'individu fort, indivisible, en pleine croyance de sa puissance, prétexte dans sa construction subjective aux pouvoirs-sur et aux jouissances sans limites, à l'utiliarisme, au libéralisme [etc]. Je portais alors l'espoir en d'autres modalités de représentation existentielle qui ne passe plus par le paraitre et les constructions verticales, phalocratiques. J'avais trop lu sans doute de thèses pronnant une anarchisme ontologique, trop cru aux réalisations d'une nouvelle société par le pouvoir individuel et édoniste, à l'adage de l'ici et maintenant, d'un monde sans entrave car il me semblait que c'était les conformismes et interdits qui rendait ce monde malade, les gens malades car privés de leur liberté, de leur temps de vie passé à travailler pour ou par procuration.
J'était baigné par la culture de mon époque, par une certaine contre-culture des années 90. J'ai cru au hacking, à une contre surveillance, aux prncipes autonomistes. J'y voyais jusqu'à récemment la possibilité d'une alternative libertaire capable d'un contre pouvoir malgré le fait d'être minoritaire. Je pensais qu'il suffirait de ruser, de trouver d'autres protocoles et très naïvement de hacker le système.